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JIGOUREL Thierry

Thierry JIGOUREL.
Thierry JIGOUREL est né à Lorient de parents « Morbihannais », qu’il préfère dire « Vannetais », « vénètes » ou, à la manière bretonne : gwennediz. Les hasards de la vie -un père fonctionnaire de l’État français- l’ont entraîné dans le Trégor, où il a finalement choisi de vivre dans un petit village où la langue bretonne est en partage tant chez les jeunes que chez les anciens. Mais ses racines vénètes comptent beaucoup à ses yeux.  Tout comme son ancêtre Grégoire Jigourel, chaumier à Gwern, en Bro Pourlet, fusillé par les Français pour avoir participé avec les volontaires de sa paroisse au soulèvement général de mars 1793 et à la bataille de Pontivy. D’après l’abbé Cadic, originaire lui aussi de Pontivy, et auteur d’Histoire Populaire de la Chouannerie, Grégoire fut en raison de son engagement, le premier à être exécuté, le 28 mars 1793. 
Thierry Jigourel se plaît à penser qu’il tient de cet ancêtre en ligne directe, mais peut-être aussi de ces bouillants Vénètes qui s’opposèrent aux légions césariennes, cette capacité de résistance à l’oppression et à l’injustice, cette propension à s’insurger devant les tentations tyranniques, totalitaires et liberticides d’un État qui ne vit que pour lui-même, qui traite ses « citoyens » comme des sujets et les peuples conquis comme du menu fretin.
Enfant, adolescent, il prit la grande vague celtique, celle des protest-songers, de Gweltaz ar Fur à Kirjuhel, en passant par Gilles Servat, Stivell, les Tri Yann, dans la  figure. Et ce fut pour lui une bouffée d’air pur. L’apparition d’une évidence : les peuples avaient des droits, comme les individus. Et le sien en était privé totalement depuis qu’une Révolution de bourgeois, de robins, de juges et de fonctionnaires supprima de manière unilatérale ses institutions nationales et interdit du même coup toute liberté syndicale, tout en écrasant le peuple d’impôts. 

Plus tard, il fut attentif aux campagnes du FLB Front de Libération de la Bretagne, aux actions de ces garçons qui risquèrent leur vie et leur liberté individuelle pour celle de leur pays. Plus tard aussi il devait découvrir l’œuvre de Glenmor et son immortel Kan Bale an ARB, qui, dans sa tête faisait écho à la non moins immortelle Blanche Hermine de Gilles Servat,  ou à  An  Alarc’h de Stivell  que des Bretons  en transe  chantèrent à tue-tête à l’Olympia en 1972. La lecture, au lycée, sur les conseils d’un professeur de philo maoïste, de la Fête de Nuit, du landivisien Xavier Grall, acheva cette seconde naissance. Au point de donner un jour à son fils le prénom du héros du livre : Arzel. 
Désormais, Thierry Jigourel se voulait, se ressentait Vénète, Breton, Brittonique, Celte et Européen. La  « francitude » n’était en revanche plus pour lui que synonyme de défilés militaires du 14 juillet, de «sang impur» abreuvant on ne sait quels sillons, de guerres imbéciles déclarées aux  peuples d’Europe, de casernes sinistres, d’hôtels des impôts, de compagnies de CRS, d’interdits préfectoraux et de papiers  d’identité dont il  souhaiterait se débarrasser comme on se débarrasse de la peste, du choléra, de la lèpre …ou de la covid 19. 

Le temps a passé ...
Le comportement de l’État français imposant à ses populations une avalanche de mesures toujours plus liberticides, retoquant considérablement la loi Molac qui représentait pourtant un pas vers la Démocratie, refusant la réunification de la Bretagne réclamée par l’ensemble des Bretons et leur  conseil régional, le conforte dans l’idée que les Bretons auraient grandement intérêt à sortir de cette prison des peuples et à prendre leur destin en mains . Comme leurs amis corses, comme leurs amis catalans ou basques. Comme leurs frères irlandais il n’y a pas si longtemps, comme bientôt les Écossais. Il a mis sa plume, résolument, au service de cet idéal, et scénarisé notamment chez Delcourt la série BREIZH, qui permet aux Bretons de s’approprier une histoire samizadat, occultée par l’école de LA République ou manipulée par ses  serviteurs fidèles et prébendés. Chez  Yoran embanner il a signé Ces saints qui forgèrent la Bretagne, sur des dessins de Robert Micheau-Vernez, le père de  son  ami Mikael, et Fêtes bretonnes  et celtiques de l'Antiquité à nos jours. 

Il prépare actuellement, pour le même éditeur un ouvrage de récits hagiographiques revisités et mettant en valeur les fragments de mythologie celtique contenus dans les vies de ces nobles personnages sauroctones ou thaumaturges ainsi qu’une galerie de portraits de femmes celtes qui surent se battre pour des valeurs et pour la liberté, de la reine Boudicca à Añjela Duval, en passant par Jeanne de Belleville.

Ici tous les titres de l'Auteur Thierry Jigourel édités chez Yoran Embanner, l'Éditeur des Peuples Oubliés.

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17,06 €

Ces saints qui forgèrent la Bretagne.
Par Thierry JIGOUREL.

Textes :Thierry Jigourel
Illustrations : Robert Micheau-Vernez

Qui étaient ces saints, ces « vieux saints nationaux » auxquels furent consacrés au cours des siècles tant d'ouvrages remplis de merveilleux chrétien et...celtique.

28,34 €

Fêtes bretonnes et celtiques, de l'antiquité à nos jours
De Thierry Jigourel

Ce beau livre richement documenté et illustré donnera à beaucoup une pointe de nostalgie mais aussi l'envie irrépressible de se retrouver au coude à coude le plus vite possible.