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LACROIX Jacques

LACROIX Jacques.

Qui suis-je ?

Je suis agrégé des Lettres, docteur de l’Université de Dijon. Aujourd’hui professeur à la retraite, mon temps peut être consacré à 100% à la recherche, qui est ma passion.

Quelle est mon histoire ?

Depuis très longtemps, j’ai le goût des mots et des noms.
« Les mots, quand ça vous colle à la peau, qu’est-ce que ça vous tient chaud ! », chante Renaud.

Cette passion des mots et des noms, je l’ai d’abord exercée à partir des dictionnaires. Tout jeune, j’aimais partir voyager dans le « Petit Larousse », aller découvrir les étymologies notées des mots, particulièrement les surprenantes, les révélatrices, les énigmatiques. Ici et là était noté « d’origine gauloise ». Intrigant ! J’en ai fait la liste et me suis demandé si ces termes issus de « nos ancêtres les Gaulois » s’étaient gardés par hasard ou non et ce que leur provenance révélait. Ainsi est née une enquête sur les mots (ceux que j’ai appelés plus tard Les Irréductibles mots gaulois). La même curiosité m’a poussé ensuite vers les noms de lieux également issus de la langue de « nos aïeux », nombreux et aux origines pareillement surprenantes (d’où la série des Noms d’origine gauloise).

Quel est mon travail ?

Le double intérêt lexical et toponymique forme le cœur de mes recherches. Ma thèse universitaire a porté sur le « substrat gaulois » dans le français : les souvenirs que cette langue ancienne a laissés à la fois dans notre vocabulaire et dans nos noms de lieux. Les données sont très riches ; j’ai continué l’enquête dans la même voie, en tâchant de toujours relier cette réalité linguistique aux savoirs de l’histoire et de l’archéologie. 

Il ne s’agit pas simplement de retrouver les mots et les noms hérités du passé mais aussi de s’interroger sur les significations qu’ils portent. Une région ou un pays représente une culture, une histoire, une ou des langues. Or la culture, l’histoire, la langue sont passées dans l’Hexagone par le creuset des Gaulois et plus largement des Celtes. Le problème est de reconnaître la réalité de cet apport, sans exagération ni sous-évaluation, pour mieux percevoir ses intérêts, ses valeurs.

Gaulois ou celtique ?

Le gaulois concerne la langue utilisée jadis en Gaule (y compris en Bretagne). Mais il n’était qu’une branche du celtique, qui était parlé dans plus de vingt pays actuels, la Bretagne ayant connu un deuxième souffle celtique grâce à l’arrivée d’immigrants de Grande-Bretagne aux Ve-VIe siècles. Le même travail mené sur les parlers en Gaule mérite d’être conduit sur les autres pays et régions d’Europe où les langues celtiques étaient présentes (c’est le sujet de l’Enquête aux confins des pays celtes).

Gaulois ou celtique, la richesse de ce patrimoine n’a pas été suffisamment prise en considération, parce que d’autres cultures dominantes se sont finalement imposées dans les différents pays concernés. On sait que les majorités linguistiques ont tendance à vouloir occulter ou minimiser l’héritage issu d’autres cultures. À nous de rétablir la réalité de cette transmission, en retrouvant les traces oubliées d’un passé toujours présent. 

Pourquoi me faire éditer chez Yoran ?

Les éditions Yoran sont implantées en pays breton, terre trois fois celte : par le gaulois qu’on y a parlé, par le celtique qu’on y a réintroduit, par la langue bretonne qu’on y pratique. Yoran Embanner se présente comme l’éditeur des peuples oubliés. Les peuples et les cultures celtes ont eu tendance à être un peu, et souvent beaucoup, mis à l’écart ; la richesse d’apport de leurs langues a été négligée.

Faut-il parler d’un ou de deux livres publiés aux éditions Yoran ?

Je répondrai à la fois « un » et « deux ». Nous avons un seul et même ouvrage intitulé Les Frontières des peuples gaulois, préfacé par le directeur de la collection, Fabien Régnier. Globalement, il étudie les noms de lieux à sens frontalier que les peuples gaulois nous ont transmis. Mais l’ouvrage est proposé aux lecteurs en deux volumes, pour sérier l’étude. 
Le premier se concentre sur les « Grands thèmes limitrophes » (560 pages, 34 illustrations).
Le second (400 pages, 30 illustrations) est consacré aux « Appellations méconnues », et il y en a tout un ensemble, avec en final un « Atlas des territoires » (46 cartes couleur).

Quelle est l’importance des noms de lieux à sens frontalier ?

La Gaule a été un immense puzzle de populations – près d’une centaine de peuples et peuplades importantes y ont existé. Une grande attention a donc été accordée aux démarcations. Aux endroits de délimitations se sont attachées de nombreuses appellations. Plus de 1500 noms de lieux à sens frontaliers : villes, villages, lieux-dits, mais aussi hauteurs, cours d’eau, forêts, situés jadis à des endroits de démarcations, sont identifiés et analysés dans l’ouvrage. Cet héritage gaulois (qui passait inaperçu) est considérable ! Des villes comme Caen, Dijon, Gien, Issoudun, Lyon, Ussel, Sète, Tarascon, Istres… portent une appellation d’origine gauloise liée aux confins de jadis.

Pourquoi une recherche spécifique sur les frontières ?

L’ensemble étudié permet de restituer au final l’étendue des principaux territoires de la Gaule. Des cartes viennent en montrer le tracé, avec le repère de tous les toponymes frontaliers des peuples concernés : Ambiens, Carnutes, Sénons, Bituriges, Éduens, Séquanes, Arvernes, Lémoviques, Rutènes, etc., une attention particulière étant portée aux anciens territoires gaulois de l’actuelle région Bretagne : Coriosolites, R(i)édons, Osismes, Vénètes. Sans oublier les voisins Namnètes.

Filtres actifs

27,49 €

Les frontières des peuples gaulois, tome 1, de Jacques Lacroix.

Superbe ouvrage de 560 pages richement illustrées qui nous restitue les recherches de toponymes d'origine gauloise dans tout l'Hexagone d'aujourd'hui. 
Vous serez surpris d'apprendre l'origine gauloise de villes et de lieux auprès de chez vous, de forêts, de cours d'eau et de villes et villages.
Ouvrage indispensable pour mieux comprendre notre passé.

27,49 €

Les frontières des peuples gaulois, tome 2, de Jacques Lacroix.

Jacques Lacroix nous offre dans ce beau livre une mine de renseignements sur ces traces toponymiques que nous laissé les tribus gauloises qui ont vécu dans ce qui est aujourd'hui l'Hexagone il y a deux millénaires. Sont ici répertoriés plus de 1500 toponymes d'origine gauloise. Cet ouvrage est superbement illustré de cartes pour visualiser les frontières des peuples gaulois.