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WITTMANN Bernard

Né en avril 1948 à Strasbourg / Alsace (région dissoute par la loi n°2015-29 du 16.1.2015), d'un père né en 1905 à Strasbourg, adjoint technique principal de la ville de Strasbourg et d'une mère, née en février 1908 à Bischheim, couturière.

Les premières années après sa naissance vit avec ses parents à Strasbourg-Neudorf, rue des Roses, à quelques pas de la maison de Karl Roos située avenue Jean-Jaurès. Puis, avec sa sœur, passe toute sa jeunesse à la Meinau dans la maison parentale au 42, rue du Gal Offenstein.
. École primaire de la Meinau, études secondaires à Strasbourg au lycée Fustel de Coulanges, bac technique, ingénieur IPF.
. Marié, deux enfants Philippe et Karole.

Très tôt, passionné par l'histoire, la culture et la politique alsaciennes. Ses premiers articles politico-historiques remontent à 1969, année de son adhésion au Cercle René Schickele - Schickele Kreis fondé en avril 1968. Anime la section des jeunes du Cercle.

Dès le début des années 70 débute son engagement politique pour la défense de l’identité alsacienne, du fédéralisme européen et de l’autonomie régionale.

Le 25 novembre 1971 à Strasbourg, en compagnie du professeur Guy Héraud et de l'avocat Jacques Marzolf, fonde le Parti Fédéraliste Européen d’Alsace-Lorraine (PFE-AL) / Europäische Föderalistische Partei Elsass-Lothringen, section régionale du P.F.E. de France, dont il devient le Secrétaire général.

En février 1972, crée la feuille « L'Alsace-Lorraine Fédéraliste », supplément régional bilingue à « France et Progrès », organe du Parti Fédéraliste Européen de France. Dans le premier numéro, il signe un article titré : « Pour la constitution d’un État régional Alsace-Lorraine Thioise » ; l'éditorial est du professeur Guy Héraud.

En 1975, devenu président du PFE-AL, il crée le mensuel autonomiste Rot un Wiss qui paraîtra durant près de 30 années, jusqu'en 2005 (de 2005 à 2008 sous le titre : "Vivre l'Alsace - Rot un Wiss" avec pour directeur de publication Th. Hans et rédacteurs B.Wittmann, A.Steinmetz, J.Meidinger, F.Waag, P.Klein, F.Weiss, N.Wilsdorf...).

Début 1980, quitte l'Alsace pour la Polynésie où il prend la direction technique d'une importante société de BTP de Tahiti. En 1988, cofonde l’Union du Peuple Alsacien / Elsässische Volksunion, ancêtre du parti autonomiste alsacien Unser Land, avec le professeur Gustave Woytt, le sociologue Bernard Schwengler, l'artiste-peintre Marc Ledogar et les historiens Fränzi Waag et Bernard Klein.

A Tahiti, en octobre 2004, prend l’initiative de la création d’un « Collectif alsacien pour la dissolution (de l’Assemblée territoriale de Polynésie) » qui sera soutenu dans sa démarche par le sénateur Roland Ries et 7 Conseillers généraux et régionaux alsaciens : A. Munchenbach, D. Lieb, G. Simler, R. Brendle, J.-Luc Reitzer, A. Buchmann et D. Sonzogni. C’est dans un contexte de blocage et de révolte où s’affrontaient deux Polynésie, le « pays légal » et le « pays réel », la « légalité » et la « légitimité », que fut créé ce « Collectif alsacien » présent à la manifestation historique du 16 octobre 2004 qui regroupa de 20 000 à 30 000 participants.

Après avoir vécu 25 ans en Polynésie Française, où il a notamment milité contre les essais atomiques français (il sera interdit de tout site militaire, y compris de repos, sur tout le territoire de la Polynésie), rentre en 2005 au pays, ‘s Elsàss, sini Heimet.

Il s'agissait de s'opposer à la confiscation du vote populaire en faveur du parti indépendantiste d'Oscar Temaru par le très francophile et très corrompu Gaston Flosse.

Pendant toutes ces années, il publie des centaines d’articles, des analyses de la situation alsacienne et des textes ayant trait à l’histoire de l’Alsace, aux combats des autres minorités de l'Hexagone, aux luttes anticolonialistes et aux droits de l'Homme, repris dans divers journaux et sites internet.

Dans son activité d’historien de l'Alsace, il s’est attaché à démonter les mythes de « l’histoire officielle », appelons-la « nationaliste française », et son fatras d’idées reçues. Il plaide au contraire pour une connaissance objective du passé de l’Alsace, région rhénane, permettant la mise en valeur de l’identité historique du peuple alsacien.
 
A son actif, une douzaine d’ouvrages qui font autorité, traitant notamment de l’Histoire de l’Alsace, de la toponymie alsacienne, des problématiques politiques, linguistiques et culturelles alsaciennes et de l’antigermanisme… Son ouvrage majeur, vendu à des milliers d’exemplaires, est une Histoire de l’Alsace en 3 tomes publiée en 1999 sous le titre : « Une histoire de l’Alsace autrement – E Gschicht zuem uewerläwe ! ». Traduite en allemand sous le titre : « Die Geschichte des Elsass, eine Innenansicht » (2009), elle fut diffusée en Allemagne, en Suisse, au Südtirol et en Autriche.

D’autres titres comme « Marianne m’a « tuer » » (2002) ou « Une épuration ethnique à la française » (2016) furent des succès de librairie. Il a collaboré également à plusieurs ouvrages d’importance au rang desquels « Le livre noir du jacobinisme scolaire en Alsace » (2020) et « Die Deutschen brauchen keine Schulen – Südtirols Geschichte oder Zukunft ? » publié en 2020 à Bozen. Préfacier de plusieurs ouvrages, il écrit aussi régulièrement dans diverses revues.

Son engagement alsacien et ses livres, lui vaudront de figurer dans le Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne de la Fédération des Sociétés d'Histoire et d'archéologie d'Alsace (Strasbourg, 2002) et d’être honoré par trois prix :

. FriehjohrsSchwälmele 2004
. Prix Charles Goldstein  2013 (décerné par l’association Heimetsproch ùn Tràdition).
. Prix Reinmar von Hagenau 2021 – Histoire (prix d'honneur du Summerlied)

Longtemps membre d’Amnesty International, la défense des droits des peuples minoritaires et, plus généralement, de la démocratie participative et des droits de l’homme, ont été des préoccupations constantes dans son engagement, de même que la lutte contre le racisme, notamment linguistique, la germanophobie et la falsification historique !

Son idéal : une Alsace émancipée libérée des autorités extérieures qui la maintiennent sous tutelle !

http://www.wittmann-bernard.com

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Plaidoyer pour un statut d'autonomie
Préfaces de Max Siméoni (député européen 1989-1994) et de David Heckel (conseiller général du Bas-Rhin).

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Nos ancêtres les Alamans, fondateurs de l'Alsace, de Bernard Wittmann

Pour les historiens français, les Alamans sont considérés comme casseurs, frustes et d'une cruauté bestiale…
La France républicaine se voulant l’héritière de la civilisation romaine, n'a que mépris pour les barbares qui ont mis fin à l'empire romain. La sympathie des historiens nationalistes français va ainsi aux siècles de l’occupation romaine, plus compatibles avec le roman national et la latinité du pays.
Cette latinophilie les conduit à minimiser, voire à occulter, nos racines germaniques.
En effet, les Alamans sont les ancêtres des Alsaciens.